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40 plantes dépolluantes pour assainir votre intérieur

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Plantes dépolluantes : info ou intox ?

L’air intérieur est, pour certains composés chimiques, jusqu’à 10 fois plus pollué que l’air extérieur ! Or, nous passons, pour la plupart d’entre nous, 80 % de notre temps dans des bâtiments.

Les causes de pollution sont nombreuses : produits d’entretien, peintures, ameublement, tabagisme, appareils de chauffage par combustible, appareil de cuisson… sont autant de sources d’émanations de composés organiques volatils (les COV), de fumées ou de gaz divers.

Les principales sources de pollution de l’air intérieur – Source : ADEME

C’est dans ce contexte que l’utilisation des plantes connaît un succès croissant, depuis que des chercheurs de la NASA ont démontré, dans les années 1980, la faculté des végétaux d’absorber et d’éliminer de nombreux composés toxiques. La notion de « plantes dépolluantes » était née.

Plus récemment, le programme de recherche PHYTAIR lancé par l’ADEME (l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie), mené sur 3 plantes et sur 4 polluants a démontré, en laboratoire, l’efficacité des plantes pour diminuer la teneur des polluants dans l’air, avec des capacités de dépollution qui diffèrent d’une plante à l’autre selon le type de polluant.

En conditions réelles cependant, aux taux de pollution habituellement observés dans les bâtiments, les études menées par l’ADEME ont abouti à des résultats discutables sur la relative efficacité des plantes à purifier l’air intérieur vis-à-vis d’autres moyens comme l’aération, la ventilation et la limitation des sources de pollution au sein de l’habitat.

Action des plantes sur la pollution et le renouvellement de l’air

Bioépuration et phytoremédiation

La bioépuration désigne le processus utilisé par les êtres vivants (végétaux, champignons ou micro-organismes) pour réduire la pollution d’un milieu. Le milieu peut être le sol, l’eau de surface ou l’air atmosphérique. Les polluants sont des éléments chimiques, des métaux lourds (plomb, zinc, cadmium…), des hydrocarbures, des pesticides etc.

Les plantes sont les plus utilisées à cette fin : on parle de phytoremédiation. La phytoremédiation est donc l’utilisation des plantes comme moyen d’extraction des polluants du sol, des eaux ou de l’air. Ces polluants seront soit accumulés soit dégradés par la plante elle-même. La phytoremédiation compte parmi les méthodes innovantes de dépollution des sols.

L’épuration de l’air

Bioepuration par les plantes

La phytoremédiation ou l’épuration de l’air par les plantes

Les composés toxiques présents dans l’air peuvent être absorbés par la plante selon deux voies : soit par les racines (une fois que le polluant s’est solubilisé dans l’eau du sol), soit, et le plus souvent, par les feuilles.

Les échanges gazeux entre la plante et l’atmosphère, mettant en jeu notamment l’oxygène et le dioxyde de carbone (gaz carbonique), s’effectuent par de petites ouvertures microscopiques situées à la surface de la feuille : les stomates. Mais d’autres composés peuvent emprunter cette porte d’entrée, à condition qu’ils soient d’un poids moléculaire faible. C’est le cas pour les composés très volatils comme le formaldéhyde, le benzène, le toluène, le monoxyde de carbone etc. Lorsque ces derniers ont pénétré dans la plante, ils se solubilisent dans l’eau qu’elle renferme et peuvent ainsi être véhiculés dans les cellules de la plante pour y être soit stockés, soit métabolisés par un système complexe faisant aussi intervenir les micro-organismes présents dans le sol pour convertir les polluants en produits assimilables par la plante. Ainsi, le carbone renfermé dans ces composés organiques volatils (COV) est utilisé par la plante à la place du carbone du gaz carbonique contenu dans l’atmosphère puis normalement utilisé par la plante pour effectuer la photosynthèse.

Les composés d’un poids moléculaire plus important, moins volatils que les précédents, ne peuvent pas passer par les stomates, mais se déposent à la surface de la feuille puis migrent vers les tissus sous-jacents pour y être traités de la même manière.

Plantes d’intérieur et m² : un ratio à respecter

Comme ce sont les feuilles qui permettent cette épuration de l’air, la plante sera d’autant plus efficace que sa surface foliaire sera importante. Mais il n’est pas question de transformer votre intérieur en forêt tropicale ! Pour que l’effet dépolluant des plantes puisse se manifester, il faut compter environ une plante de taille moyenne ou grande pour 10 m2.

Vous pouvez aussi et toutefois installer plusieurs petites plantes différentes dans une même pièce. Les végétaux doivent bien entendu être en bonne santé, et les grandes feuilles seront dépoussiérées régulièrement.

Les principaux polluants de l’habitat

Acétaldéhyde

AcétaldéhydeCe composé chimique très présent provoque une irritation des yeux, de la peau et de l’appareil respiratoire (notamment le nez et le larynx). C’est un cancérogène possible pour l’homme. Si cela s’avérait être le cas, ce serait alors le cancérogène le plus fréquent dans le monde.

  • Sources d’utilisation : colorant ; parfum ; cosmétique ; industrie alimentaire ; pâtisserie ; conservation des fruits et légumes.
  • Sources de production : lors de feux de forêt et de broussaille, gaz d’échappement ; fumée de cigarette ; torréfaction de café ; combustion de matière organique (chaudière, poêle à bois, insert) ; etc.

Benzène

BenzèneSolvant dangereux qui pénètre dans l’organisme par la peau et les poumons, le benzène a un effet toxique sur le sang avec un dérèglement de la formation des globules blancs et apparition de leucémies.

  • Sources d’utilisation : encre ; colle ; peinture ; détergent ; imprimerie ; caoutchouc ; résine ; pesticide ; produit pharmaceutique.
  • Sources de production : combustion ; tabagisme ; activités industrielles ; transport routier.

 Formaldéhyde

FormaldéhydeC’est un allergène très irritant pour la peau, la gorge, le nez et les yeux. Il pénètre dans l’organisme par les voies respiratoires et la peau ; il est à l’origine de maux de tête. Une exposition prolongée (même à faible dose) provoque un cancer du rhinopharynx.

  • Sources d’utilisation : liant dans les résines ; fixateur ; désinfectant ; germicide ; insecticide ; fongicide.
  • Sources de production : revêtements muraux (peinture, papier peint etc.) ; revêtements de sol (parquet composite, sol PVC, etc.) ; meubles (bois composite, panneau de particules etc.) ; plastique ; fumée de tabac.

Toluène et xylène

XylèneL’exposition aux vapeurs de toluène ou de xylène entraîne des troubles de la concentration et de la mémoire, une diminution des facultés intellectuelles et une modification de la perception visuelle et auditive. Elle provoque aussi des irritations des yeux, du nez et de la gorge, des maux de tête et des états de somnolence. Ces produits sont suspectés d’induire des cancers.

  • Sources d’utilisation : vernis ; peinture ; encre d’imprimerie ; cire ; colle ; parfum ; cosmétique ; insecticide.
  • Sources de production : revêtements muraux (peinture, papier peint etc.) ; revêtements de sol (parquet composite, sol PVC etc.) ; tabagisme.

Trichloroéthylène (TCE)

TrichloréthylèneSolvant liquide incolore et légèrement volatil, le trichloroéthylène produit des effets neurologiques se manifestant par des maux de tête, de la fatigue, une perte de mémoire, une réduction de la capacité de réfléchir ou de raisonner, de l’irritabilité et une dépression. S’il est un cancérogène avéré pour le cancer du rein, les données manquent encore pour prouver son action supposée sur d’autres organes (testicules, foie, système lymphatique).

  • Sources d’utilisation : peinture ; vernis ; solvant ; colle.
  • Sources de production : produits d’entretien (détachant, produit à vitre etc.) ; PVC ; dalles de moquette.

Ammoniac

AmmoniacGaz dégageant une odeur piquante et désagréable, l’ammoniac est corrosif et irrite les voies respiratoires, mais il n’est pas reconnu cancérogène.

 

Monoxyde de carbone (CO)

Monoxyde de carbone COGaz complètement inodore, le monoxyde de carbone provoque des troubles respiratoires, des maux de tête, des vertiges et nausées puis la mort survient par asphyxie à forte concentration. Connu essentiellement pour ses intoxications pendant la période hivernale, le monoxyde de carbone est toutefois rejeté dans l’air par les moteurs à combustion et son exposition sur le long terme est cancérogène.

  • Sources de production : combustion (incomplète) d’appareil de chauffage ; échappement ; tabagisme ; rejets d’usine.

Tableau comparatif des 40 plantes dépolluantes

Ce tableau permet de comparer les capacités de bioépuration des plantes selon les différentes études scientifiques dont celles menées par la NASA et le scientifique B.C. Wolverton.

Nom communNote globaleFormaldéhydeXylèneAmmoniacTrichloroéthylène BenzèneToxicité
Aglaonéma Silver Queen★★★★Oui
Aloe veraNon
Anthurium★★★★★★★★★Oui
Azalée des fleuristes★★★★★★Oui
Bananier★★Non
Calathea★★★★★Non
Chamaedorea★★★★★★★★★★★★★★Oui
Chlorophytum★★★★★★Oui
Chrysanthème des fleuristes★★★★★★★★★★★★★★★★★Oui
Cinéraire des fleuristesNon
Cyclamen de Perse★★Oui
Dieffenbachia★★★★★★★Oui
Dracaena fragrans★★★★★★★Oui
Dracaena Janet Craig★★★★★★★★★★★★★Oui
Dracaena marginata★★★★★★★★★★★★★Non
Dracaena massangeana★★★★★★★★★★Oui
Dracaena Warneckii★★★★★★★★★★★★★Oui
Faux dattier★★★★★★★★★Non
Ficus sabre★★Oui
Figuier pleureur★★★★★★★★★★★★Oui
Fleur de lune★★★★★★★★★★★★★★★Oui
Fougère de Boston★★★★★★★Non
Fougère Kimberley Queen★★★★★★★★★Non
Gerbéra★★★★★★★★★★★Non
GuzmaniaNon
Homalomena★★★★★★★★★★★Oui
Kalanchoé★★Oui
Langue de belle-mère★★★★★★★★Oui
Lierre★★★★★★★★★Oui
Ophiopogon panaché rampant★★★★★★★★★★Oui
Orchidée dendrobium★★★★Non
Orchidée papillonNon
Philodendron★★Oui
PoinsettiaOui
Pothos★★★★★★Oui
Rhapis★★★★★★★★★★Non
Syngonium★★★★Oui
Tulipe yellow present★★★★★★★★★★Non
Vase d'argentNon
Vigne d'appartementOui

Les 40 plantes dépolluantes en détail

Aglaonéma Silver Queen (Aglaonema commutatum Silver Queen, Aglaonema modestum)

 

Aglaonema Silver Queen

Plante ornementale dont l’intérêt ornemental réside en ses feuilles délicatement marbrées ou colorées, de croissance lente et ne dépassant pas 1 m de hauteur. Elle est particulièrement sensible aux atmosphères enfumées.

  • Soins : dès que la température atteint 18°C, arroser régulièrement mais modérément puis laisser sécher sur quelques centimètres avant d’arroser à nouveau.
  • Difficulté d’entretien : facile
  • Besoin en lumière : faible à modéré
  • Température : 15 à 25°C
  • Toxicité : oui (fruits surtout mais aussi feuilles)
  • Polluants traités : Formaldéhyde ★★ | Benzène ★
  • Pièces de prédilection : bureau, séjour, salle de bain

Aloe vera (Aloe barbadensis)

Aloe vera

Plante charnue originaire des régions sèches d’Afrique ou d’Asie, bien connue pour ses propriétés thérapeutiques. Surtout appréciée à l’extérieur sur le littoral méditerranéen, elle se cultive sans problème en intérieur dans toutes régions.

  • Soins :  arroser très peu en hiver et très modérément le reste de l’année, comme toutes les plantes grasses.
  • Difficulté d’entretien : facile
  • Besoin en lumière : élevés
  • Température : 15 à 30°C (idéal entre 18 et 21°C)
  • Toxicité : non
  • Polluants traités :  Monoxyde de carbone ★★★ | Formaldéhyde ★★
  • Pièces de prédilection : bureau, séjour

Anthurium (Anthurium andraeanum)

Anthurium andraeanum

Cette plante originaire d’Amérique centrale, haute de 30 à 60 cm, possède de grandes feuilles vertes brillantes et de grandes fleurs originales blanches, roses, ou le plus souvent, rouges. Cultivée sur un terreau enrichi de tourbe, elle peut fleurir toute l’année en conditions idéales, mais surtout au printemps et en été dans nos maisons.

  • Soins : arroser modérément, 2 ou 3 fois par semaine pour maintenir un terreau légèrement humide en été, 1 fois par semaine en hiver, et vaporiser souvent de l’eau sur les feuilles.
  • Difficulté d’entretien : modéré
  • Besoin en lumière : modéré
  • Température : 18 à 22°C
  • Toxicité : oui
  • Polluants traités : Xylène ★★★ | Ammoniac ★★★ | Formaldéhyde ★
  • Pièces de prédilection : bureau, cuisine, salle de bain

Azalée des fleuristes (Rhododendron indicum)

Ce rhododendron est très souvent cultivé seul dans un pot. S’il supporte bien les lieux enfumés, il n’apprécie pas du tout les températures élevées : sortir la plante s’il fait trop chaud à l’intérieur.

  • Soins : humidité élevée et lumière intense sont ses deux priorités ; ne laisser jamais le substrat se dessécher
  • Difficulté d’entretien : exigeant
  • Besoin en lumière : élevé
  • Température : 5 à 18 °C
  • Toxicité : oui
  • Polluants traités : Formaldéhyde ★★ | Xylène ★★ | Ammoniac ★
  • Pièces de prédilection : cuisine, salle de bain

 Bananier (Musa oriana)

Bananier en pot intérieur

Apporter un exotisme sans pareil à votre intérieur en cultivant ce bananier dans un pot suffisamment large et profond, bien drainé et riche en humus. Sortir le pot en période chaude et à l’abri du vent qui déchire ses feuilles. Rempoter le bananier tous les 2 ans.

  • Soins : arroser régulièrement 2 fois par semaine au printemps et en été, puis moins fréquemment pendant l’hiver, sans oublier d’humidifier les feuilles et de les dépoussiérer à l’aide d’une éponge.
  • Difficulté d’entretien : modérée
  • Besoin en lumière : élevé
  • Température : 19 à 26°C
  • Toxicité : non
  • Polluants traités : Formaldéhyde ★★
  • Pièces de prédilection : bureau, chambre, cuisine, séjour, salle de bain

Calathea (Calathea sanderiana, C. ornata)

Calathea ornata

Cette plante d’intérieur, exigeante en chaleur et en humidité, demande quelques soins pour offrir ses magnifiques feuilles striées de blanc ou de rose pale. A cultiver dans un pot bien drainé contenant un mélange de terreau de feuilles et de terre de bruyère.

  • Soins : en dehors de l’hiver où il doit être réduit, un arrosage régulier (idéalement avec de l’eau de pluie), 2 ou 3 fois par semaine, est nécessaire pour conserver le substrat toujours humide.
  • Difficulté d’entretien : modéré
  • Besoin en lumière : modéré
  • Température : 13 à 25°C
  • Toxicité : non
  • Polluants traités : Ammoniac ★★★ | Formaldéhyde ★
  • Pièces de prédilection : séjour

Chamaedorea / Chamaedorée (Chamaedorea elegans, C. seifritzii)

 

Chamaedorea elegans

Petits palmiers originaires des montagnes d’Amérique centrale, atteignant 1,50 m de haut en culture en pot, aux grandes feuilles à deux rangs de folioles, produisant des grappes de fleurs jaunes ressemblant à celle du mimosa. Ils exigent un sol riche en humus maintenu toujours frais dans un pot assez profond, enrichi en engrais pour palmier.

  • Soins : en toutes saisons, les chamaedorea ont besoin d’humidité. Il est nécessaire de leur apporter une eau non calcaire, une fois par semaine en hiver, et 3 fois par semaine en été.
  • Difficulté d’entretien : modéré
  • Besoin en lumière : faible
  • Température : 15 à 25°C (minimum 10°C)
  • Toxicité : oui (fruits)
  • Polluants traités : Formaldéhyde ★★★ | TCE ★★ | Benzène ★★ | Xylène ★★ | Ammoniac ★★
  • Pièces de prédilection : bureau, chambre, séjour

Chlorophytum, phalangère, plante araignée (Chlorophytum comosum Vittatum, Chlorophytum elatum)

Chlorophytum

Le chlorophytum forme une touffe de feuilles étroites ornées d’une rayure blanche qui décrivent un arc de cercle vers le bas. Capable d’absorber de nombreux polluants, elle est de plus facile à cultiver, même dans des lieux mal éclairés.

  • Soins : arroser modérément, mais régulièrement, 2 fois par semaine en été et surtout brumiser le feuillage si l’ambiance est sèche.
  • Difficulté d’entretien : modéré
  • Besoin en lumière : modéré à vive
  • Température : 10 à 25°C
  • Toxicité : oui (surtout pour les chats)
  • Polluants traités : monoxyde de carbone ★★★ | Toluène ★★★ | Benzène ★★★| Xylène ★★ | Formaldéhyde ★★
  • Pièces de prédilection : cuisine, salle de bain

Chrysanthème des fleuristes (Chrysanthemum morifolium)

Chrysanthème des fleuristes

Le chrysanthème des fleuristes est bien connu comme plante ornementale pour fleurir les tombes à la Toussaint car il a la particularité de fleurir en fin d’été et en automne. Cultivé en pot, il demande peu de soins.

  • Soins : réclame un sol humide pour bien se développer. Arroser lorsque le substrat du pot devient trop sec.
  • Difficulté d’entretien : facile
  • Besoin en lumière : élevé
  • Température : 0 à 16°C
  • Toxicité : oui
  • Polluants traités : Formaldéhyde ★★★ | TCE ★★★| Ammoniac ★★★ | Benzène ★★★ | Xylène ★★
  • Pièces de prédilection : bureau, séjour

Cinéraire des fleuristes (Senecio cruentus)

Cinéraire des fleuristes

Originaire des îles Canaries, cette plante vivace est cultivée comme annuelle ou bisannuelle pour sa floraison très colorée et très généreuse qui dure plusieurs semaines dès le début du printemps. Elle apprécie les températures fraîches, mais redoute les excès d’eau.

  • Soins : maintenir le substrat humide mais ne pas laisser stagner d’eau dans la soucoupe. Apporter un engrais tous les 15 jours dès l’apparition des fleurs.
  • Difficulté d’entretien : facile
  • Besoin en lumière : modéré
  • Température : 10 à 17° C
  • Toxicité : non
  • Polluants traités : Xylène ★
  • Pièces de prédilection : séjour, cuisine

Cyclamen de Perse, cyclamen des fleuristes (Cyclamen persicum)

Seule espèce de cyclamen cultivée en appartement, le cyclamen de Perse est une petite plante atteignant au plus 30 cm, qui, à l’inverse de beaucoup d’autres, se plaît dans des environnements froids. Toutefois, il est difficile de le voir refleurir en hiver avec d’aussi belles fleurs qu’au moment de l’achat.

  • Soins : maintenir le substrat toujours humide, mais ne pas laisser stagner l’eau dans la soucoupe.
  • Difficulté d’entretien : difficile
  • Besoin en lumière : modéré à élevé
  • Température : 0 à 15° C (idéal entre 7 et 13° C, et 5° C la nuit)
  • Toxicité : oui
  • Polluants traités : Formaldéhyde ★ | Xylène ★★
  • Pièces de prédilection : séjour, chambre, bureau

Dieffenbachia (Dieffenbachia camilla, D. maculata, D. exotica)

Dieffenbachia

Plante caractérisée par ses grandes feuilles diversement panachées selon les variétés, pouvant supporter des endroits peu éclairés. Deux ou trois plants plantés dans un même pot formeront rapidement une touffe.

  • Soins : arroser régulièrement pendant toute l’année, et pulvériser de l’eau sur son feuillage pendant les grosses chaleurs.
  • Difficulté d’entretien : facile
  • Besoin en lumière : modéré
  • Température : 18 à 25 °C
  • Toxicité : oui
  • Polluants traités : Xylène ★★★ | Toluène ★★★ | Formaldéhyde ★★
  • Pièces de prédilection : séjour

Dracaena Janet Craig (Dracaena deremensis Janet Craig)

Dracaena Deremensis Janet Craig

Plante des forêts tropicales humides d’Afrique, atteignant 2 m de haut, aux feuilles légèrement ondulées formant une touffe.

  • Soins : arroser une fois par semaine pendant le printemps et l’été, 2 fois par mois le reste de l’année, et brumiser régulièrement les feuilles.
  • Difficulté d’entretien : facile
  • Besoin en lumière : modéré à vif
  • Température : 20 à 22°C (minimum 15°C)
  • Toxicité : oui
  • Polluants traités : Formaldéhyde ★★★ | TCE ★★★ | Benzène ★★ | Xylène ★★
  • Pièces de prédilection : cuisine, salle de bain

 Dracaena odorant de Massange (Dracaena fragrans Massangeana)

Dracaena fragrans Massangeana

Cette variété de dracaena odorant, une des plantes d’intérieur les plus vendues, est à la fois esthétique, résistante et de culture facile. Elle est reconnaissable à ses larges feuilles allongées qui présentent une bande jaune centrale longitudinale. Son aspect de palmier apporte une touche d’exotisme dans un salon ou tout autre pièce bien éclairée de la maison.

  • Soins : laisser toujours sécher le substrat sur plusieurs centimètres d’épaisseur entre deux arrosages, mais surtout, apporter l’humidité atmosphérique dont elle a besoin par brumisation des feuilles.
  • Difficulté d’entretien : facile
  • Besoin en lumière : élevé
  • Température : 18 à 24° C
  • Toxicité : oui
  • Polluants traités : Formaldéhyde ★★★ | Benzène ★★ | TCE ★★
  • Pièces de prédilection : séjour, chambre

Dragonnier de Madagascar (Dracaena marginata)

Dracaena marginata

Souvent considéré à tort comme un petit palmier, en raison du port de ses feuilles, Dracaena marginata est une des plantes d’intérieur les plus communes. A Installer dans un pot rempli d’un substrat bien drainé au fond et bien enrichi en compost.

  • Soins : arroser modérément tous les 4 ou 5 jours au printemps et en été et pas plus de 2 fois par mois en hiver car la plante ne supporte pas une trop forte humidité. Apporter de l’engrais liquide tous les 15 jours en été.
  • Difficulté d’entretien : facile
  • Besoin en lumière : élevé
  • Température : 17 à 25°C
  • Toxicité : non
  • Polluants traités : Xylène / Toluène ★★★ | TCE ★★★ | Monoxyde de carbone ★★★ | Formaldéhyde ★ ★ | Benzène ★★
  • Pièces de prédilection : bureau, chambre, séjour

Dracaena Warneckii (Dracaena deremensis Warneckii)

Dracaena deremensis Warneckii

Les dracaenas, encore appelés dragonniers, sont les plantes championnes de la dépollution. Parmi les multiples variétés, celle-ci est très facile à entretenir, mais comme tous les dragonniers à feuillage panaché, elle nécessite une luminosité assez vive.

  • Soins : arroser modérément, 1 fois par semaine en été et 2 fois par mois en hiver
  • Difficulté d’entretien : facile
  • Besoin en lumière : élevé
  • Température : 20 à 22°C (minimum 15 °C)
  • Toxicité : oui
  • Polluants traités : TCE ★★★ | Xylène ★★★ | Formaldéhyde ★★ | Benzène ★★
  • Pièces de prédilection : séjour

Dragonnier parfumé (Dracaena fragrans)

Dracaena fragrans

Cette espèce de Dracaena, plante d’intérieur parmi les plus faciles à cultiver, ressemble beaucoup à la variété Massangeana mais à la différence de celle-ci son feuillage est vert uni et ne présente pas de bande centrale plus claire. La ressemblance de ses feuilles avec celles du plant de maïs lui ont valu son surnom de “plante maïs” auprès des anglophones (“corn plant” en version originale). En prenant de l’âge, elle va avoir tendance à se dégarnir à la base pour ne produire des feuilles qu’au sommet.

  • Soins : arroser modérément pour ne pas asphyxier les racines et le substrat. Brumiser régulièrement le feuillage.
  • Difficulté d’entretien : facile
  • Besoin en lumière : modéré
  • Température : 18 à 24°C
  • Toxicité : oui
  • Polluants traités : Xylène ★ ★★ | Formaldéhyde ★★
  • Pièces de prédilection : chambre

Faux-dattier (Phoenix roebelenii)

Phoenix roebelenii

Cultivé en pot dans un mélange de terreau et de compost, ce petit palmier ne dépasse pas 2 m de haut. Très élégant, c’est le palmier le mieux adapté aux conditions intérieures.

  • Soins : arroser régulièrement, tous les 2 ou 3 jours en été, plus modérément en hiver, mais ne pas laisser d’eau stagnante sous le bac
  • Difficulté d’entretien : facile
  • Besoin en lumière : élevé
  • Température : 13 à 26 °C (idéal entre 20 et 22 °C)
  • Toxicité : non
  • Polluants traités : Formaldéhyde ★★★ | Xylène ★★★
  • Pièces de prédilection : séjour

Figuier à feuilles de sabre (Ficus binnendijkii Alii)

Ficus Alii

Très robuste et de culture facile en intérieur, le figuier sabre est caractérisé par ses longues feuilles retombantes. Il n’apprécie pas cependant d’être trop souvent déplacé et n’aime pas les courants d’air.

  • Soins : arroser une fois par semaine en été et beaucoup moins en hiver. Apporter un engrais liquide tous les 15 jours au printemps et en été.
  • Difficulté d’entretien : facile
  • Besoin en lumière : modéré
  • Température : 15 à 25 °C
  • Toxicité : oui
  • Polluants traités : Formaldéhyde ★★ | Xylène ★ | Benzène ★ | toluène ★ | TCE ★
  • Pièces de prédilection : cuisine, bureau

 Figuier pleureur (Ficus benjamina)

Ficus benjamina

Atteignant 2 m de haut lorsqu’il est cultivé en pot, l’arbuste roi du salon de bon nombre de maisons nécessite d’être installé dans un lieu bien éclairé au risque de perdre ses feuilles. Le figuier pleureur, aux rameaux retombants porte de petites feuilles oblongues d’un beau vert vif.

  • Soins : un arrosage hebdomadaire est bien souvent suffisant
  • Difficulté d’entretien : facile
  • Besoin en lumière : élevé
  • Température : 15 à 25° C
  • Toxicité : oui
  • Polluants traités : | Xylène ★★★ | Formaldéhyde ★★ | Benzène ★★ | Ammoniac ★★
  • Pièces de prédilection : bureau, séjour

 Fleur de lune (Spathiphyllum)

 

Spatiphyllum

Parmi les plus efficaces des plantes dépolluantes, le spathiphyllum fait toujours sensation en potée ou dans une composition florale. De la famille des arums, atteignant 60 cm, il arbore de grandes feuilles vernissées, et une ou deux fleurs blanches.

  • Soins : arroser copieusement sans toutefois laisser d’eau stagner au fond du pot et vaporiser de l’eau sur le feuillage si l’air est sec.
  • Difficulté d’entretien : facile
  • Besoin en lumière : faible
  • Température : 13 à 25°C
  • Toxicité : oui
  • Polluants traités : Xylène ★★★ | TCE ★★★ | Formaldéhyde ★★ |Benzène ★ ★ | Ammoniac★★
  • Pièces de prédilection : bureau, chambre, cuisine, séjour, salle de bain

Fougère de Boston (Nephrolepis exaltata Bostoniensis)

 

Fougère de Boston

Fougère d’intérieur mesurant jusqu’à 80 cm de large, aux feuilles allongées très découpées et retombantes. Elle apprécie une hygrométrie élevée et elle peut être sortie en été dans un endroit ombragé.

  • Soins : arroser avec une eau non calcaire une ou deux fois par semaine du printemps à l’automne, et laisser sécher le substrat entre 2 arrosages en hiver.
  • Difficulté d’entretien : modéré
  • Besoin en lumière : modéré à élevé
  • Température : 12 à 20°C
  • Toxicité : non
  • Polluants traités : Formaldéhyde ★★★ | Xylène ★★
  • Pièces de prédilection : chambre, séjour, salle de bain

Fougère Kemberley Queen (Nephrolepis obliterata Kemberley Queen)

Fougère Kimberley Queen

Cette fougère, une des plus belles et des plus faciles à cultiver à l’intérieur, produit des frondes (feuilles) plus robustes et plus verticales que celle de sa cousine la fougère de Boston.

  • Soins : ne pas laisser sécher totalement le terreau entre 2 arrosages. Elle nécessite une hygrométrie d’autant plus élevée qu’il fait chaud.
  • Difficulté d’entretien : facile
  • Besoin en lumière : faible à élevé
  • Température : 15 à 24 ° C (minimum 10 ° C)
  • Toxicité : non
  • Polluants traités : Formaldéhyde ★★★ | Xylène ★★★
  • Pièces de prédilection : séjour, salle de bain

Gerbéra, marguerite du Transvaal (Gerbera jamesonii)

Gerbera jamesonii

Cultivé pour ses fleurs superbes mesurant jusqu’à 15 cm de diamètre, et apparaissant de mars à septembre, ce gerbera peut être planté isolément en pot, ou dans des potées composées qu’il est possible de placer à l’extérieur en été. Profiter du rempotage tous les 2 ans, en mars, pour diviser les touffes.

  • Soins : en dehors de la période hivernale durant laquelle il est nécessaire de laisser s’assécher le substrat en surface, il faut toujours le garder un peu humide.
  • Difficulté d’entretien : facile
  • Besoin en lumière : élevé
  • Température : 18 à 22° C (été), 11 à 16 ° C (hiver)
  • Toxicité : non
  • Polluants traités : Benzène ★★★ | TCE ★★★ | Formaldéhyde ★★ | Toluène ★ |
  • Pièces de prédilection : séjour, cuisine, bureau, chambre, salle de bain

Guzmania (Guzmania Cherry)

Guzmania Cherry

Les guzmania poussent sur des arbres ou sur des roches dans les forêts tropicales humides d’Amérique centrale. Aussi est-il préférable de les cultiver sur un terreau spécial Broméliacées, dans un petit pot de 10 cm maximum, posé sur un lit de gravier maintenu humide.

  • Soins : elles absorbent beaucoup d’eau par leurs feuilles de fait, il est nécessaire de leur pulvériser de l’eau ou de les cultiver au milieu d’autres plantes vertes.
  • Difficulté d’entretien : modéré
  • Besoin en lumière : élevé (12 à 16 heures de lumière par jour)
  • Température : 18 à 24° C (minimum 13 ° C)
  • Toxicité : non
  • Polluants traités : Xylène ★
  • Pièces de prédilection : séjour

Homalomena (Homalomena wallisii)

Homalomena wallisii

Cultivée dans un substrat poreux et riche en humus (écorces, fibre de bois, sphaignes, vermiculite…), cette plante des forêts tropicales humides dont il existe plus de 100 variétés redoute un air trop sec.

  • Soins : garder le terreau légèrement humide et apporter un engrais régulièrement d’avril à septembre
  • Difficulté d’entretien : difficile
  • Besoin en lumière : faible ou modéré
  • Température : 16 à 32° C
  • Toxicité : oui
  • Polluants traités : Xylène ★★★ | Ammoniac ★★★ | Formaldéhyde ★★
  • Pièces de prédilection : séjour, bureau, cuisine, salle de bain

Kalanchoé (Kalanchoe)

Kalanchoe

Originaires d’Afrique ou de Madagascar, et figurant parmi les plus belles plantes grasses, les kalanchoe sont à cultiver sur un substrat composé de sable, tourbe et terreau. Leur intérêt esthétique réside dans leurs feuilles charnues et diversement colorées, mais aussi dans leurs fleurs depuis la création de nouvelles variétés.

  • Soins : arroser modérément et régulièrement en été (1 arrosage par semaine) et beaucoup moins en hiver (1 ou 2 arrosage par mois). Il est impératif d’attendre que terreau soit bien sec.
  • Difficulté d’entretien : facile
  • Besoin en lumière : élevé
  • Température : 15 à 22 ° C
  • Toxicité : oui
  • Polluants traités : Xylène ★★
  • Pièces de prédilection : séjour, bureau

Langue de belle-mère, Sansevière (Sansevieria trifasciata, Sansevieria laurentii)

Sanseviera

Plante charnue des régions arides aux longues feuilles pointues et joliment panachées, dont la bordure présente une couleur blanche à jaune. La sansevière est particulièrement résistante à la chaleur.

  • Soins : arroser modérément, car la plante préfère une certaine sécheresse à un excès d’humidité
  • Difficulté d’entretien : facile
  • Besoin en lumière : faible
  • Température : 10 à 30°C
  • Toxicité : oui
  • Polluants traités : Formaldéhyde ★★★ | Xylène ★★ | TCE ★ | Benzène ★
  • Pièces de prédilection : bureau, chambre, cuisine, séjour, salle de bain

Lierre (Hedera helix)

Hedera helix

Une des rares plantes dépolluantes des régions tempérées, le lierre est un végétal ligneux et grimpant s’accrochant par des crampons. Certaines variétés ornementales à faible développement font du lierre une plante qui a sa place dans un appartement où il s’acclimate très bien.

  • Soins : arroser modérément, en laissant sécher la terre en surface en hiver entre deux arrosages.
  • Difficulté d’entretien : facile
  • Besoin en lumière : modéré
  • Température : 15 à 21°C
  • Toxicité : oui (baies)
  • Polluants traités : Formaldéhyde ★★★ | Benzène ★★★ | TCE ★ | Xylène ★
  • Pièces de prédilection : bureau chambre, cuisine, séjour, salle de bain

Ophiopogon panaché rampant (Liriope spicata silver Dragon)

Liriope spicata "Silver Dragon"

Cette jolie plante est souvent cultivée à l’extérieur comme couvre-sol grâce à son rhizome envahissant. Il se plait dans une potée, à installer sur une terre meuble, non calcaire, soit par semis à l’automne, soit par plantation de jeunes plants à l’automne ou au printemps.

  • Soins : ne nécessite pas de soins particuliers
  • Difficulté d’entretien : facile
  • Besoin en lumière : faible à modéré
  • Température : 10 à 20° C (minimum : -15° C)
  • Toxicité : oui (fruits)
  • Polluants traités : Ammoniac ★★★ | Formaldéhyde ★★ | Xylène ★★
  • Pièces de prédilection : séjour, bureau, cuisine

Orchidée dendrobium (Dendrobium)

Orchidée Dendrobium

Les dendrobiums, comme beaucoup d’orchidées, demandent beaucoup d’attention. Elles fleuriront en hiver si vous respectez ses cycles précis, notamment en ce qui concerne l’alternance des températures.

  • Soins : adapter la fréquence des arrosages à la température et à l’éclairement, mais toujours laisser sécher le substrat en surface entre deux arrosages
  • Difficulté d’entretien : difficile
  • Besoin en lumière : élevé
  • Température : variable entre 5 ° C et 25 °C
  • Toxicité : non
  • Polluants traités : Formaldéhyde ★★ | Xylène ★★
  • Pièces de prédilection : chambre, séjour

Orchidée papillon (Phalaenopsis)

Phalaenopsis

De hauteur très variable, fleurissant en général en hiver et ce, durant plusieurs mois, les phalaenopsis sont les orchidées les plus faciles à cultiver. Elles requièrent tout de même un minimum d’attention et de soins, comme tailler la hampe florale en-dessous de la fleur fanée la plus basse en fin de floraison.

  • Soins : arroser modérément, 1 ou 2 fois par semaine, en mouillant bien le substrat mais laisser le pot s’égoutter pour évacuer le surplus d’eau.
  • Difficulté d’entretien : modéré
  • Besoin en lumière : élevé
  • Température : 22 à 28°C (minimum : 16 ° C)
  • Toxicité : non
  • Polluants traités : Formaldéhyde ★
  • Pièces de prédilection : séjour, cuisine, salle de bain, chambre, bureau

Philodendron (Philodendron scandens, P. oxycardium, P. hederaceum, P. domesticum, P. bipinnatifidum)

Philodendron scandens

Les philodendrons sont des plantes à croissance rapide (plus de 1 m par an), se développant mieux en lumière vive, mais qui peuvent se contenter aussi d’une pièce peu éclairée. Cultiver en suspension les variétés grimpantes (P. scandens, P. erubescens).

  • Soins : arroser régulièrement tout au long de l’année et plus particulièrement en été où le substrat doit toujours être humide.
  • Difficulté d’entretien : facile
  • Besoin en lumière : faible
  • Température : 10 à 25°C
  • Toxicité : oui
  • Polluants traités : Formaldéhyde ★★★
  • Pièces de prédilection : bureau, cuisine, séjour, salle de bain

Poinsettia, étoile de Noël (Euphorbia pulcherrima)

Poinsettia

L’attrait principal de cette plante est la couleur éclatante de ses fleurs, ou plus exactement de ses bractées, au moment des fêtes de fin d’année. Il est toutefois difficile de les reproduire dans une maison.

  • Soins : en dehors des périodes de floraison, attendre que le substrat se dessèche en surface et arroser généreusement avec une eau tiédie.
  • Difficulté d’entretien : moyen
  • Besoin en lumière : élevé
  • Température : 15 à 20° C
  • Toxicité : oui
  • Polluants traités : Formaldéhyde ★ | Xylène ★
  • Pièces de prédilection : séjour, cuisine, chambre, bureau

Pothos, scindapsus, lierre du diable, arum grimpant (Epipremnum aureum)

Epipremnum aureum

Cette liane aux grandes feuilles vertes panachées de jaune, pouvant atteindre 3 m de long, cultivée en suspension ou tuteurée, ne nécessite pas un grand pot. Les racines aériennes, très utiles à la plante, doivent être laissées intactes.

  • Soins : arroser 2 fois par semaine en été, mais très peu en hiver et vaporiser de l’eau sur les feuilles par temps chaud.
  • Difficulté d’entretien : facile
  • Besoin en lumière : modéré à élevé
  • Température : 15 à 25°C (minimum 13 °C)
  • Toxicité : oui
  • Polluants traités : Benzène ★★★ | Toluène★★★ | Monoxyde de carbone ★★★ | Formaldéhyde ★
  • Pièces de prédilection : bureau, cuisine, séjour, salle de bain

Rhapis (Rhapis excelsa)

Rhapis excelsa

Ce palmier nain est le champion de l’élimination de l’ammoniac. Il apprécie d’être sorti de temps à autre et peut même supporter des températures négatives.

  • Soins : éviter les excès d’arrosage et relever le taux d’humidité de la pièce en hiver car il supporte mal le chauffage.
  • Difficulté d’entretien : modéré
  • Besoin en lumière : faible à modéré
  • Température : 7 à 25°C
  • Toxicité : non
  • Polluants traités : Ammoniac ★★★ | Formaldéhyde★★ | Xylène ★★
  • Pièces de prédilection : séjour, cuisine

Syngonium (Syngonium podophyllum)

Syngonium podophyllum

Cultivée dans un pot renfermant du terreau et un compost bien mûr, le long d’un tuteur moussu, cette plante originaire des forêts tropicales humides d’Amérique centrale, atteint 2 m de haut.

  • Soins : elle se contente de peu, mais son substrat ne doit jamais être sec et elle apprécie des brumisations pendant l’été.
  • Difficulté d’entretien : facile
  • Besoin en lumière : modéré ou élevé
  • Température : 13 à 25° C
  • Toxicité : oui
  • Polluants traités : Xylène ★★ | Formaldéhyde ★
  • Pièces de prédilection : bureau

Tulipe Yellow Present (Tulipa Yellow Present)

Tulipa Yellow Present

 

Planté à l’automne dans un récipient en terre cuite contenant 3/4 de terreau et 1/4 de sable, le bulbe produira une fleur jaune citron au printemps.

  • Soins : arroser régulièrement durant la période de végétation sans noyer le bulbe, plus modérément après floraison pour que le bulbe reconstitue ses réserves.
  • Difficulté d’entretien : modéré
  • Besoin en lumière : élevé
  • Température : 13 à 16° C
  • Toxicité : non
  • Polluants traités : Ammoniac ★★★ | Formaldéhyde ★★ | Xylène ★★
  • Pièces de prédilection : séjour

Vase d’argent (Aechmea fasciata)

Aechmea fasciata

Cette plante est une des plus faciles à entretenir et une des plus résistantes. Elle se compose d’une rosette de grandes feuilles charnues, allongées et épineuses sur le bord, au centre de laquelle émerge, en 3 ou 4 ans, une hampe florale unique dont le sommet se pare de fleurs bleues qui dure environ 6 mois. La plante meurt plusieurs mois après cette floraison, mais elle donne entre temps des rejets qu’il est possible de repiquer.

  • Soins : arroser avec une eau non calcaire une fois par semaine entre avril et octobre, et une fois tous les 10-12 jours pour les autres mois. Laisser toujours 2 ou 3 cm d’eau dans l’entonnoir central formé par la base des feuilles.
  • Difficulté d’entretien : modéré
  • Besoin en lumière : élevé
  • Température : 15 à 21° C
  • Toxicité : non
  • Polluants traités : Formaldéhyde ★
  • Pièces de prédilection : séjour, bureau

Vigne d’appartement (Cissus rhombifolia)

Cissus rhombifolia

Les cissus sont des plantes grimpantes pouvant être cultivées en suspension, palissées sur un treillage ou en couvre-sol. De croissance rapide, le Cissus rhombifolia peut croître de 1 m par an pour atteindre une longueur de 3 m.

  • Soins : arroser régulièrement 2 fois par semaine en été et une fois par semaine en hiver.
  • Difficulté d’entretien : facile
  • Besoin en lumière : modéré ou élevé
  • Température : 10 à 20°C
  • Toxicité : oui
  • Polluants traités : Formaldéhyde ★
  • Pièces de prédilection : séjour, bureau

Les meilleures plantes dépolluantes par pièce de la maison

Afin d’obtenir une efficacité maximale, placez les bonnes espèces de plantes dans les bonnes pièces de votre maison. En fonction des polluants à traiter, propres à chacune des pièces, plusieurs espèces de plantes, parmi les plus efficaces, sont proposées dans les listes qui suivent. Vous pourrez ainsi choisir celles qui vous conviennent le mieux selon deux critères :

  • les exigences culturales de la plante comme les besoins en lumière, l’humidité de l’air etc. ;
  • son aspect, son port, sa taille, sa couleur qui correspondent à vos goûts et à l’ambiance générale de la pièce.
Nom communNote globaleSalon / séjourChambreBureauCuisineSalle de bainGarage / atelier
Aglaonéma Silver Queen★★
Aloe vera
Anthurium★★★
Azalée des fleuristes★★
Bananier
Calathea★★
Chamaedorea★★★
Chlorophytum★★
Chrysanthème des fleuristes★★★
Cinéraire des fleuristes
Cyclamen de Perse
Dieffenbachia★★
Dracaena fragrans★★
Dracaena Janet Craig★★★
Dracaena marginata★★★
Dracaena massangeana★★★
Dracaena Warneckii★★★
Faux dattier★★★
Ficus sabre
Figuier pleureur★★★
Fleur de lune★★★
Fougère de Boston★★
Fougère Kimberley Queen★★★
Gerbéra★★★
Guzmania
Homalomena★★★
Kalanchoé
Langue de belle-mère★★★
Lierre★★★
Ophiopogon panaché rampant★★★
Orchidée dendrobium
Orchidée papillon
Philodendron
Poinsettia
Pothos★★
Rhapis★★★
Syngonium★★
Tulipe yellow present★★★
Vase d'argent
Vigne d'appartement

Dans le salon, pièce de séjour

Le salon est avec la chambre la pièce dans laquelle on passe le plus de temps. C’est la pièce où l’on vit et où l’on reçoit ses invités. Outre les bienfaits sur la santé que peut y avoir l’installation d’une plante dépolluante, son aspect esthétique est à considérer et conjuguer avec la décoration comme le volume nécessaire à son épanouissement.

  • Aloe vera
  • Bananier nain (Musa oriana)
  • Chrysanthème des fleuristes (Chrysanthemum morifolium)
  • Dieffenbachia
  • Dragonniers (Dracaena fragrans, D. Janet Craig, D. Marginata, D. warneckii)
  • Faux-dattier (Phoenix roebelenii)
  • Figuier pleureur (Ficus benjamina)
  • Fleur de lune (Spathiphyllum wallisii)
  • Guzmania
  • Kalachoé (Kalanchoe blossfeldiana)
  • Langue de belle-mère (Sanseviera trifasciata)
  • Palmier nain (Chamaedorea seifrizii)
  • Calathea (Calathea sp.)
  • Poinsettia (Euphorbia pulcherrima)
  • Rhapis (Rhapis excelsa)
  • Vase d’argent (Aechmea fasciata)

Dans la chambre

La chambre est une pièce importante de la maison car on y passe environ un quart à un tiers de son temps. Une idée répandue veut qu’il ne faille pas mettre de plantes dans une chambre sous prétexte qu’elles consomment de l’oxygène. En réalité, les végétaux rejettent plus d’oxygène qu’ils n’en consomment. Évitez cependant les plantes trop parfumées qui peuvent donner mal à la tête.

  • Dragonnier (Dracaena fragrans)
  • Fougère de Boston
  • Gerbéra (Gerbera jamesonii)
  • Langue de belle-mère (sansevieira trifasciata)
  • Orchidée dendrobium
  • Palmiers nains (Chamaedorea elegans, C. Seifrizii)
  • Poinsettia

Dans une chambre d’enfant

Les plantes suivantes sont considérées comme sans danger pour les jeunes enfants. Elles peuvent tout à fait être installées dans leur chambre :

  • Aréca ou palmier d’Arec (Chrysalidocarpus lutescens)
  • Rhapis (rhapis excelsa)
  • Palmiers nains (Chamaedorea elegans, C. Seifrizii)
  • Langue de belle-mère (sansevieira trifasciata)
  • Lierre suédois (Plectranthus verticillatus)
  • Chlorophytum, phalangère, plante araignée (Chlorophytum comosum Vittatum, Chlorophytum elatum)
  • Yucca
  • Dragonnier (Dracaena fragrans)
  • Fougère de Boston

Dans le bureau

Le bureau est la pièce où règne le calme nécessaire à la concentration. Les polluants proviennent des revêtements muraux, de la peinture, des vernis, de la moquette, des encres… Si vous êtes fumeur, la cigarette sera source de monoxyde de carbone, d’acétaldéhyde, de benzène etc.

  • Aglaonema
  • Aloe vera
  • Bananier nain
  • Chrysanthème des fleuristes
  • Cyclamen de Perse
  • Chamaedorea elegans
  • Dragonnier de Madagascar
  • Figuier à feuilles de sabre
  • Figuier pleureur
  • Fleur de lune
  • Kalanchoe
  • Ophiopogon
  • Philodendrons (Philodendron domesticum, P. scandens, P. bipinnatifidum)
  • Pothos
  • Syngonium podophyllum
  • Langue de belle-mère (sansevieira trifasciata)
  • Vase d’argent (Aechmea fasciata)
  • Vigne d’appartement (Cissus rhombifolia)

Dans la cuisine

Les sources de pollution sont nombreuses et diversifiées. Gazinières et fours peuvent être à l’origine de l’émission de monoxyde de carbone en cas de mauvais réglage ; les appareils électroménagers émettent des ondes électromagnétiques. Si vous stockez et utilisez dans votre cuisine des produits nécessaires au nettoyage et à l’entretien, formaldéhyde, ammoniac et benzène s’ajouteront à la liste des polluants.

  • Anthurium
  • Azalée des fleuristes
  • Bananier nain
  • Chlorophytum comosum
  • Cinéraire des fleuristes
  • Dragonnier ‘Janet Craig’
  • Figuier à feuilles de sabre
  • Fleur de lune
  • Homalomena
  • Langue de belle-mère (sansevieira trifasciata)
  • Ophiopogon panaché rampant
  • Orchidée papillon (Phalaenopsis)
  • Philodendron rouge
  • Poinsettia
  • Rhapis (rhapis excelsa)

Dans la salle de bain

salle de bain plantes

Humidité, chaleur et espace restreint sont les principales caractéristiques d’une salle de bain. Les produits cosmétiques sont sources de formaldéhyde et de toluène. Bien évidemment, cette pièce ne pourra accueillir des plantes que si elle possède une entrée de lumière du jour suffisamment grande, ne serait-ce qu’à travers un verre dépoli.

  • Aglaonema commutatum
  • Anthurium andraeanum
  • Dragonnier parfumé
  • Dragonnier de Madagascar
  • Fleur de lune
  • Fougère de Boston
  • Fougère ‘Kimberley Queen’
  • Gerbéra
  • Homalomena
  • Lierre commun
  • Orchidée papillon (Phalaenopsis)
  • Philodendron rouge

Dans le garage ou l’atelier

Plante atelier bricolage

Ce sont des pièces le plus souvent peu éclairées où l’on entrepose des peintures, colles, vernis, produits chimiques divers, carburants, qui sont autant de sources de composés organiques volatils (toluène, benzène, xylène, formaldéhyde).

  • Palmier nain (Chamaedorea seifrizii)
  • Cyclamen de Perse
  • Dragonnier ‘Warneckii’
  • Faux-dattier
  • Fleur de lune
  • Langue de belle-mère (sansevieira trifasciata)
  • Lierre commun
  • Pothos
  • Syngonium podophyllum

Les plantes spécialement recommandées pour les bureaux d’entreprises

Plantes bureau entreprise

Dans ces bureaux, formaldéhyde, toluène, benzène, xylène etc. émanent des encres et marqueurs, des colles et moquettes, des meubles etc. Les produits de nettoyage ont eux aussi leur lot de production de polluants : ammoniac, trichloroéthylène, etc.

En plus des plantes énumérées ci-dessus pour les bureaux d’une maison, on pourra être tenté par l’une des espèces suivantes :

  • Zamioculcas zamiifolia
  • Monstera deliciosa
  • Kentia (Howea forsteriana)
  • Aréca ou palmier d’Arec (Chrysalidocarpus lutescens)

Quant aux plantes grasses, comme l’arbre de jade ou le cactus cierge du Pérou, censées vous débarrasser des ondes électromagnétiques produites par tout l’appareillage informatique et électronique, elles auront peut-être au moins le mérite d’avoir sur vous un effet apaisant ou anti-stress !

Limiter la pollution intérieure : les bonnes pratiques

Si disposer des plantes dans sa maison vient d’une bonne intention, il ne faut pas oublier que ce n’est pas une solution miracle qui va transformer un air pollué en une atmosphère absolument propre. L’installation de plantes dépolluantes vient en complément de certaines pratiques indispensables.

8 bonnes pratiques pour bien respirer dans sa maison ou son appartement

  1. Aérez votre maison ou votre appartement quotidiennement en ouvrant en grand portes et fenêtres pendant 10 minutes. En effet, même si votre logement est équipé d’une VMC (ventilation mécanique contrôlée), celle-ci est insuffisante pour renouveler entièrement l’air. Et rassurez-vous, vous ne gaspillerez pas beaucoup d’énergie en hiver en ouvrant les fenêtres quelques minutes par jour, radiateurs fermés.
  2. Aérez votre logement et particulièrement pendant les activités de ménage, bien souvent synonymes d’emploi de produits ménagers riches en COV cancérogènes.
  3. Assurez-vous de la bonne aération des pièces disposant d’un appareil de chauffage à combustion (émanation de monoxyde de carbone (CO)).
  4. Si vous réalisez des travaux de bricolage, mettant en œuvre des colles, peintures ou vernis, aérez plus longtemps et portez un masque. De même et lors des opérations de soudage, gaz et fumées sont émis en grande quantité ; à défaut d’un système d’aspiration de ces polluants, travaillez avec porte et fenêtre ouvertes et/ou portez un masque.
  5. Veillez à ce qu’il y ait 2 cm d’espace sous les portes intérieures pour permettre à l’air de circuler.
  6. Pensez à faire fonctionner votre hotte de cuisine. Nettoyez et/ou changez régulièrement les filtres pour optimiser sa filtration.
  7. Contrôlez ou faites contrôler la VMC une fois par an et nettoyez au besoin les bouches d’extraction, les filtres et les entrées d’air. Faites un entretien complet tous les 3 ans. La VMC est prévue pour fonctionner en continu. Ne l’arrêtez jamais.
  8. N’obturez jamais les grilles d’aération. Cette pratique est devenue trop commune et altère la qualité de l’air intérieur – exemple des aérations situées sur l’encadrement des fenêtres.

Polluants intérieurs : se protéger en agissant à la source

Ecolabel et NF environnement

Le premier réflexe à avoir est d’éliminer les sources de pollution en évitant ou en restreignant l’emploi de certains produits polluants.

  • Évitez l’utilisation des aérosols, désodorisants, parfums d’ambiance, huiles essentielles, produits chimiques ménagers et privilégiez l’emploi de produits d’entretien ou cosmétiques plus écologiques, notamment ceux labellisés Ecolabel Européen ou NF environnement. Respectez les consignes d’emploi, en particulier les dosages. Ne mélangez pas les produits : certaines réactions sont dangereuses.
  • Évitez l’accumulation de produits entamés (peintures, primaires, colles etc.) car toujours des dégagements s’observent.
  • Pour enlever les mauvaises odeurs d’une pièce, on brûle souvent de l’encens ou des bougies parfumées. N’en abusez pas cependant car ils émettent du monoxyde de carbone et autres substances toxiques.
  • Entretenez le chauffe-eau et la chaudière, et limitez l’utilisation des chauffages d’appoint au pétrole ou au gaz à des périodes ponctuelles ou de forte exposition.
  • Évitez de fumer dans la maison. Les personnes qui côtoient un fumeur dans une pièce inhalent autant de produits toxiques que lui.
  • Aérez aussi vos vêtements après un nettoyage à sec (à cause du tétrachloroéthylène).

En résumé, la prévention de la pollution de l’air intérieur fait intervenir deux pratiques extrêmement simples : l’aération des bâtiments et la limitation des sources de polluants.

Références / Liens utiles

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