Ils trônent fièrement dans nos jardins, sur nos boulevards, le long des ruelles, contre vent, temps et pots d’échappement : les arbres nous rendent bon nombre de services, alors même que la bétonisation et le réchauffement climatique les détruisent. Et si on se lançait dans la plantation pour préserver ce précieux allié ? Suivez nos meilleurs conseils pour apprendre à planter un arbre correctement. 

Les arbres, nos meilleurs amis

À ceux qui douteraient encore du pouvoir de ces vieux sages, vous pouvez rétorquer que ce sont de formidable puits de carbone, pouvant retenir jusqu’à 5,4 tonnes de CO2 par an et jusqu’à 20 kilos de poussière ! En effet, les feuilles des arbres captent les particules fines et les emprisonnent dans un rayon d’une centaine de mètres, empêchant ainsi la propagation de tous les polluants atmosphériques, particulièrement présents en milieu urbain. .

Par ailleurs, la présence des arbres réduit considérablement les îlots de chaleur que sont devenues les villes à cause du béton. En replanter davantage et préserver les plus anciens, nous aide à mieux vivre canicules, dont nous devons prévoir qu’elles se multiplient dans les années à venir. 

Enfin, on ne remet plus en question les nombreuses études qui prouvent que les arbres ont le pouvoir de ralentir le stress et d’améliorer la santé. Il y a même un nom pour parler de ça : la sylvothérapie !

À quel moment plante-t-on un arbre ? 

Un dicton célèbre indique qu’”à la Sainte Catherine, tout prend racine”. Ce qui indique que l’automne est une période propice pour favoriser un bon enracinement pendant l’hiver. Attention toutefois à éviter les temps de gel ou trop humide.

Comment choisir son emplacement de plantation ?

Dans son jardin ou sur sa terrasse : 

Quelques règles pour respecter le voisinage sont à garder en tête. Mieux vaudra ne pas planter en limite de propriété, et anticiper l’espace nécessaire au développement du branchage et des racines de l’arbre. Renseignez-vous par exemple auprès de votre mairie, car la loi diffère selon la ville. En bref, vous êtes civilement responsable de tous les dégâts occasionnés par votre arbre. Réfléchissez donc bien à son emplacement avant de vous lancer.

Dans la rue : 

Si vous n’avez pas de jardins, mais souhaitez tout de même participer à la reforestation, n’hésitez pas à rejoindre des associations comme Haie Magique, Vergers urbains, Reforest’Action… qui sont déjà au fait des lieux propices à la plantation, et auprès desquelles vous pourrez vous former.

Dans les grandes lignes : choisissez un lieu à l’abri des courants d’air, au soleil, avec au minimum une profondeur de sol de 50 cm, et distancés d’environ 2 mètres d’un mur. Si vous êtes entouré.e.s de beaucoup de béton… pas de panique, la culture d’arbre en pot fonctionne très bien aussi ! Des essences comme l’érable, le figuier, l’arbousier, le laurier-sauce, les pommiers, poiriers ou arbres à petits fruits s’adaptent très bien à ce type de culture.

Trouvailles chez un pépiniériste local

Où se procure-t-on un arbre ?

Vous pouvez vous procurer de jeunes plants chez votre pépiniériste local, une association ou même auprès de la mairie, qui peut parfois organiser des distributions. Il est important de choisir des essences locales, adaptées aux conditions climatiques de la région.

On passe à la pratique !

  1. Une fois l’essence et votre lieu de plantation choisis, arrosez généreusement l’arbuste dans son bac de culture quelques heures avant la plantation.
  2. Créez un trou de 50 ⋅ 50 cm minimum à l’aide d’une bêche. Plus le trou est grand, plus les racines vont se sentir à l’aise.
  3. Retirez l’arbuste de son pot et décompactez délicatement la motte pour favoriser son enracinement.
  4. Positionnez l’arbre, recouvrez de terre (si elle est enrichie c’est encore mieux), et réalisez une cuvette. Arrosez.
  5. Apportez un paillis protecteur : un mulch organique comme de la tonte de pelouse, de la paille, des feuilles mortes… sera parfait pour maintenir l’humidité.
Jeune citronnier

Quid des pépins, graines et noyaux ?

Et si, avant de jeter votre trognon de pomme, vous récupériez les pépins pour faire pousser un pommier dans votre rue ? Certes, cela prendra plus de temps qu’en achetant directement un arbuste, mais quelle satisfaction de le voir grandir dès le début ! Attention : le pépin que l’on va planter ne va pas forcément donner le pommier sur lequel on a cueilli la pomme. On obtiendra peut-être une autre variété surprise. Pour fermer vos pépins, rien de plus simple : 

  • En hiver, placez vos pépins dans du papier essuie-tout humidifié dans un bocal ou un sac plastique, et oubliez-les au frigo pendant 1 à 2 mois.
  • Quand ils auront commencé à germer et qu’il fait de nouveau doux dehors (au printemps donc), plantez-les dans de la terre avec un peu de compost. Voilà tout !

Plus un arbre est vieux, plus il absorbe de CO2. Lutter pour la protection de ceux qui existent déjà est aussi un très bon moyen d’agir. En construisant des barrières protectrices autour d’eux, par exemple, ou en rejoignant des mouvements citoyens qui luttent pour leur protection. 

Alors, motivé pour reforester ?

ManoMano
Auteur

Rédigez un commentaire