Avoir des poules dans son jardin, y compris en ville, ça vous paraît une idée folle ? Pourtant c’est en passe de devenir la nouvelle pratique tendance de nombreux citadins. 

Outre le fait que la poule peut s’avérer un formidable animal de compagnie qui favorise le lien social, c’est aussi une véritable machine de guerre concernant les déchets organiques. Elle pourrait en engloutir jusqu’à 150 kilos par an ! Suivez le guide pour que la cohabitation se passe au mieux.

Une basse-cour digne de ce nom pour vos poules 

Pour leur assurer l’épanouissement qu’elles méritent, il faut prévoir pour nos poules un espace extérieur d’au moins 10 m2. L’idéal est de leur prévoir un parcours avec des passages dans l’herbe, et de petites zones de sol à gratter. Vous allez enfin comprendre ce que veut dire « nid-de-poule ». Ces vilains trous dans la chaussée sont indispensables dans un poulailler. La gallinacée adore en effet se rouler dans la poussière de ce trou pour se débarrasser de ses parasites. Vous pouvez en créer un de toutes pièces avec du sable fin, des cendres de bois et de la fleur de soufre, par exemple.

Ce poulailler urbain comporte un espace clos, une zone ombragée, de la terre où gratter et même des compartiments où ranger le grain et la paille, bref tout ce qu’il faut !

Parlons dodo pour vos poules

Les poules ont besoin d’un espace pour se réfugier la nuit. Elles retournent d’ailleurs toutes seules comme des grandes dans leur poulailler à la tombée du jour. Vous pouvez en construire un vous-même, il existe un tas d’idées sur Internet pour la fabriquer à partir de matériaux de récup’. Une cabane en bois pour enfant peut aussi très bien faire l’affaire ! Cet espace doit être obligatoirement équipé d’étagères ou de perchoirs pour que les poules puissent dormir surélevées. Et n’oubliez pas de le fermer à la nuit tombée pour empêcher les prédateurs de venir s’en faire des casse-croûtes.

Poulette flexitarienne

Ça mange quoi, une poule ? Bon nombre de choses, et pas que du pain dur comme dirait la comptine. La poule est un être omnivore. Elle adore les vers de terre, les limaces, mais aussi tout un tas de déchets que l’on peut piocher dans nos poubelles : gras de viande, reste de céréales, épluchures et fanes de légumes, restes de pommes de terre, coquilles d’huîtres écrasées… par souci éthique, ne poussez pas le vice en leur donnant vos restes de poulet tout de même. Il semblerait que la levure de bière soit aussi un excellent complément alimentaire, qui stimulerait la résistance aux maladies, la production d’œufs et la croissance des poussins.

Adopte une poule(.com)

Il est temps d’adopter vos nouvelles colocataires ! Évitez de vous tourner vers les animaleries et préférez l’adoption de poules « réformées ».  En effet, tous les 18 mois environ, les élevages (y compris les bio) sont vidés et les poules partent à l’abattoir, car jugées moins « performantes » (elles pondent toujours, mais moins). Vous pourriez vous rapprocher d’un éleveur pour essayer d’en sauver quelques-unes. Sinon, certaines associations proposent cette mise en relation. La page Facebook « Sauvetages de poules », par exemple. Les petites annonces ou Le Bon coin peuvent être également de très bonnes solutions. 

Les poules sont des animaux très sociaux, mais facilement craintifs, qui aiment la routine. Elles mettront donc plusieurs jours à s’adapter à leur nouvel environnement. C’est en agissant avec calme et douceur que vous pourrez facilement créer des liens affectueux avec elles. Elles vivent entre 5 à 10 ans, le temps de créer pas mal de liens !

Quid des voisins ?

Oui, une poule ça peut glousser un peu. Pour le risque de se faire des ennemis dans la co-propriété, oubliez l’adoption d’un coq, qui s’amuserait à chantonner à votre fenêtre chaque jour vers 4 heures du matin.

En cas de nuisances et de plaintes, vous tombez sous le coup des articles 22 et 126 du règlement sanitaire… Mais le poulailler urbain reste dans un vide juridique : il n’est ni interdit ni autorisé. Les municipalités voient toutefois les initiatives collectives sous un regard bienveillant. Les promoteurs immobiliers et les bailleurs sociaux se montrent d’ailleurs de plus en plus intéressés à l’intégration de poulaillers collectifs dans leurs projets. En termes de lien social et de gestion des déchets, c’est une démarche très positive !

Alors prêt à vous lancer dans la formidable aventure poulaillesque ?

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ManoMano
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